ROLUDISTE

Warhammer JdR v3 WARHAMMER JdR 3e Edition (Warhammer Fantasy Roleplay)

CARNETS de ROUTE (Comptes rendus d'aventures)

ATTENTION SPOILERS - Joueurs ne lisez pas plus loin, pour ne pas vous gâcher le plaisir

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Séance 3: La Tempète Approche (1ère partie)

Carte

De: Arwen Morningbreeze, Maître des Epées de Hoeth
Stromdorf, Wellentag, le 20 Nachgeheim 2520 (calendrier impérial)
Troisième rapport.

Moi, Arwen Morningbreeze, Maître des Epées d'Hoeth, saine de corps et d'esprit, déclare:

Avec toutes les péripéties de la nuit du 10 au 11 Nachgeheim, personne n’avait dormi. Et certains avaient de plus en plus de mal à lutter contre l’effet combiné de la fatigue et du somnifère. En outre, nous avions tous quelques menues blessures à panser. Malgré l’urgence de la poursuite, en ce festag je jugeais plus raisonnable de ne pas nous mettre en route avant le lendemain. Ainsi nous serions en pleine possession de nos moyens en cas de mauvaise rencontre sur la route. Stromdorf était à une soixantaine de kilomètres d’après le gens du cru. Sans montures nous pouvions quand même espérer couvrir la distance avant la tombée de la nuit, à condition de partir à l’aube, et en espérant que les humains puissent endurer la cadence de marche que je comptais leur imposer.
J’ai donc quitté le pavillon de chasse wellentag 12 aux premières lueurs de l’aube, avec Soeur Silke, Zenia la ratière, et Krügger le chasseur de prime. Notre cible, l’infâme docteur Sieger, devait déjà avoir atteint Stromdorf. Malgré mes craintes le voyage se passa sans ennui notoire, et les humains ne me ralentirent pas trop. Par contre je ne m’attendais pas à rencontrer un temps aussi exécrable en plein été: plus nous approchions de Stromdorf, plus le temps se couvrait, et c’est sous une pluie battante que nous sommes arrivés en vue de la ville.

Stromdorf

Stromdorf est sise à la confluence de trois rivières conséquentes, la Tranig, l’Ober, et le Teufel, entièrement enclavée entre ces deux dernières et un vaste marais. La route d’Ubersreik franchit un pont enjambant le Teufel à moins d’un kilomètre de la ville. Visiblement il avait beaucoup plu ces derniers temps, le cours d’eau débordait de son lit, et le courant était important, charriant moult branchages dans une eau brune d’alluvions. L’eau montait presque jusqu’au niveau du tablier, et le bois du pont émettait des craquements inquiétants. Avec une logique typiquement humaine, mes compagnons hésitaient à traverser l’ouvrage, alors que chaque minute passée à tergiverser augmentait les chances que le pont cède sous la pression des flots. Je houspillais tout ce petit monde jusqu’à ce que Silke et Krügger ne se décident enfin à traverser. L’opération n’était pas dénuée de risque en raison de la chaussée glissante et des mouvements inquiétants du pont. Alors que l’initiée de Sigmar et le chasseur de prime atteignaient la rive opposée, j’arrivais enfin à convaincre Zenia de traverser. Malheureusement c’est à ce moment qu’un énorme tronc d’arbre percuta avec force l’ouvrage, disloquant ce dernier en un rien de temps. Je me retrouvais dans les flots avec la ratière. Ma lourde épée et mon gilet de mailles ne facilitaient pas la natation, sans parler des énormes anguilles du Reik qui avaient l’air de trouver mes mollets à leur gout. Grace à mon sang froid à toute épreuve je jaugeais la situation pour agir au mieux, c’est à dire utiliser le courant pour me rapprocher de la berge opposée où Krügger s’apprêtait à lancer une corde. Ce fut un jeu d’enfant de m’en saisir et de sortir de l’eau. La ratière avait été entrainée avec son chien loin en aval, dans sa panique elle n’avait pu se saisir d’une branche tendue par Silke depuis la rive. Heureusement, il y avait plus loin un paysan qui aida l’initiée à sauver Zenia d’une noyade certaine.

Le pont sur l’Ober, à l’est, de l’autre coté de la ville, étant en plein travaux de remplacement par un pont neuf, en pierre, la région entre les rivières se trouvait effectivement coupée du reste du monde tant que le fort courant de crue empêcherait le bac de fonctionner et le pont ouest d’être réparé.

C’est trempés, sous une pluie torrentielle, que nous atteignîment enfin Stromdorf. La boue dans les rues de la ville nous arrivait à mi-mollet, et les quelques planches installées pour palier à ce désagrément étaient fortement encombrées par l’industrieuse populace locale. Nous avons échoué un peu au hasard dans la première auberge qu’on a bien voulu nous indiquer: La Bonne Mijotée. Le nom des enseignes humaines n’a rarement de rapport avec la qualité du service fourni, les humains ayant une forte propension à l’exagération, mais en l’occurrence je fus agréablement surprise: l’établissement était tenu par une hobbit, Keila Mijotin, ce qui généralement est gage d’une certaine qualité en cuisine. La patronne ayant fait bonne impression à Silke (note du MJ: total fail !) , nous avons pris deux chambres (une pour moi et Soeur Silke, une autre pour les larbins). Fraulein Mijotin n’avait vu aucun client répondant à la description du docteur Sieger, alors le temps de nous restaurer et de faire sécher quelque peu nos vêtements, et nous sommes ressortis pour tenter de découvrir les agissements du cultiste tant que la soirée n’était pas trop avancée. Nous nous sommes séparés pour gagner du temps. Silke est allée au temple de Sigmar de la ville, un bâtiment imposant dirigé par le lecteur Gottschalk. Krügger de son coté a interrogé des gardes de la ville. Zenia s’est mise en quête des indigents qui trainent dans toutes les villes humaines, car souvent ils perçoivent des choses que le reste de la population est trop occupée pour remarquer. Elle rencontra un homme étrange, n’ayant probablement pas toute sa tête, un certain Waltrout Glöckinger, vivant de la collecte d’excréments pour la tannerie de la ville. Quand à moi, je choisissais avec discernement d’enquêter dans le lieu le plus animé de la ville, à “L’Eau Tonnerre”, la plus grosse auberge de la ville. Je rencontrais ainsi deux sentinelles de la porte ouest qui se détendaient après le service autour d’une choppe de la forte bière locale, l’Eau Tonnerre. Il est aisé de faire parler les humains en les imbibant d’alcool, j’appris rapidement qu’une carriole tirée par un poney bien crotté avait amené en ville un homme seul la veille. Difficile d’être certain que c’était bien le poney blanc de Grünewald, mais l’homme était pour sûr étranger à Stromdorf: qui donc viendrait ici dans un tel attelage si ce n’est le docteur Sieger. Et comme le bac ne fonctionnait pas depuis plusieurs jours, notre gibier était forcément en ville. Je demeurait fort tard à L’Eau Tonnerre pour essayer de récolter plus d’informations, en vain, personne d’autre n’avait souvenir d’Herr Doctor.

Mes paresseux compagnons avaient vite cessé leurs investigations de leur coté, et étaient rentrés se coucher à la Bonne Mijotée. Bien mal leur en pris. Alors qu’elle dormait tranquillement, Soeur Silke fut réveillée par un pressentiment ... ou par le grincement du plancher. Elle évita de justesse la lame acérée d’une dague assassine, et, se jetant sur son arme, elle assénât dans l’obscurité un coup qui aurait du occire son adversaire. Mais le marteau de guerre de la sigmarite ne rencontra que de l’air. Un étrange jeu de chat et souris s’engagea dans la petite chambre: Silke avait pris position pour couper la retraite au mystérieux assassin, mais elle ne parvenait pas à le toucher, tandis que l’assassin n’arrivait pas à s’approcher assez près pour frapper. Réveillés par les bruits du marteau de guerre pulvérisant quelques meubles, Zenia et Krügger arrivèrent en renfort, avec de la lumière. Quelle ne fut pas la surprise de mes compagnons de découvrir que l’assassin n’était autre que la patronne de l’auberge - d’où les coups de marteau manquants leur cible (bien plus petite que prévue). Les humains obtinrent quelques aveux de la hobbit (je préfère ne pas savoir comment): le docteur Sieger connaissait la Mijotin, lui ayant jadis enseigné quelques uns de ses tours, et était venu se réfugier chez elle la veille. La “brave” dame ne gouta point de ces fort encombrantes retrouvailles, et le trucida aussitôt dans son sommeil, comme elle avait visiblement l’habitude de le faire avec les voyageurs étrangers de passage. Les questions de Silke au sujet de Sieger avait grandement alarmé la hobbit, qui avait alors décidé de se débarrasser de nous aussi. A mon retour de l’Eau Tonnerre, nous avons fouillé la chambre de fraulein Mijotin, et avons découvert une cache abritant la recette de ses larcins (2 couronnes d’or et une centaine de sous d’argent), ainsi qu’une réserve de schlaff, cette décoction somnifère de plantes que le docteur avait utilisée sur le personnel du pavillon de chasse.

Aubentag (le 13), vers 9h, Soeur Silke est allée consulter le lecteur Gottschalk pour savoir que faire de cette encombrante criminelle. Le lecteur dépêcha un acolyte pour aller chercher le capitaine Kessler, en charge des forces de l’ordre de Stromdorf. Le lecteur était très choqué d’apprendre la nouvelle, et ne pouvait se résoudre à voir autant de noirceur dans l’âme de cette brave cuisinière, pensant qu’elle était sous quelque mauvaise influence magique. Par contre le lecteur semblait enchanté de notre intervention, disant à qui voulait bien l’écouter que Sigmar lui avait envoyé une prémonition à notre sujet, et que nous allions résoudre tous les problèmes qui affligeaient la ville.

Le capitaine Kessler conduisit sous bonne garde la Mijotin à la prison du guet et pris notre déposition. Ensuite il entreprit de questionner la criminelle, sans ménagement. Il nous restait effectivement un point à éclaircir avant de considérer notre enquête bouclée: où était passé le corps de Sieger ? Il apparu qu’elle avait un petit arrangement avec un fermier de la région, un certain Reiner Holtz: il la débarrassait des cadavres en échange des montures des victimes. Le capitaine était heureux de nous laisser enquêter du coté de la famille Holtz, des paysans vivant en bordure des marais et ayant fort mauvaise réputation. En effet, Kessler disposait d’un effectif très réduit (le maire de Stromdorf gérant très mal les affaires de la ville depuis le décès de son épouse), et envoyer ses hommes hors du bourg ne l’enchantait guère. Notre aide était donc la bienvenue.

Nous nous mîmes donc en route vers 11h, à bord d’une carriole achetée avec l’argent saisi à la criminelle. Vers midi, les nuages menaçants à l’est se teintèrent d’une lumière rouge et nous avons pensé tout d’abord que la pluie allait enfin s’interrompre. Mais une bourrasque de vent nous apporta une odeur de fumée: quelque chose brûlait à l’horizon. Nous découvrîmes bientôt les restes d’une ferme calcinée. De nombreuses empreintes de sabots allaient en direction des marais tout proches, des sabots non-ferrés (contrairement à ceux d’un cheval). La ferme des Holtz était assez proche, peut-être avaient ils été témoins de ce qui c’était passé ici. Nous sommes allé jusqu’au chemin boueux desservant la ferme des Holtz, et avons laissé là notre carriole pour avancer avec plus de précaution. Nous fûmes témoin d’une vive altercation entre le seul survivant de la ferme incendiée, un certain Tristan Eigel, et la famille Holtz, des fermiers au physique peu engageant. Nous nous sommes interposés, et avons du rudoyer quelque peu ces gueux pour obtenir le fin mot de l’histoire.

Suite à venir

 

 

Séance 4: La Tempète Approche (2e partie)

à venir

Séance 5: La Tempète Approche (3e partie)

à venir

Séance 6: La Tempète Approche (4e partie)

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Séance 7: La Tempète Approche (5e partie)

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Séance 8: La Tempète Approche (6e partie)

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Séance 9: Edge of Night (1ère partie)

à venir

Séance 10: Edge of Night (2e partie)

à venir

Séance 11: The Witch's Song (1ère partie)

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Séance 12: The Witch's Song (2e partie)

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Séance 13: The Witch's Song (3e partie)

à venir

Séance 14: The Witch's Song (4e partie)

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Nuit agitée à l'auberge des Trois Plumes (Warhammer JdR v2 Crypte des Secrets)

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Mirror of Desire (aventure du supplément Lure of Power)

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The Ennemy Within

à venir

 

MàJ 7 Fev 2017